La première politique spécifique à la montagne en France remonte à la fin du 19ème siècle avec la loi Restauration et conservation des Terrains de Montagne. C'est une politique de reboisement et de contrôle des pâturages pour lutter contre l'érosion et les risques naturels. D'autres lois, non spécifiques à l'aménagement de la montagne, y trouvent un terrain d'application privilégié : réserves naturelles et protection des sites et des paysages en 1930, Parcs Naturels Nationaux en 1960 (le Parc National des Pyrénées est crée en 1967).
Il faut attendre un décret de 1961 sur le régime de retraite agricole des exploitants en montagne (Eychenne, 2006) pour que la zone de montagne soit définie par deux critères physiques : l'altitude et la dénivellation. Cette première définition de la montagne constitue donc une reconnaissance administrative du concept montagne.
En 1967, une politique de rénovation rurale est mise en place ainsi que des commissaires à la rénovation rurale. Ce sera le début de la politique de Massif.
A partir de 1975, les mesures prises s'organisent autour d'une action régionalisée et non plus seulement sectorielle. La loi du 9 janvier 1985, dite « Loi Montagne », relative au développement et à la protection de la montagne, est tardive en France. Elle émerge grâce au travail de lobby de l'ANEM, Association Nationale des Élus de la Montagne.
Pendant longtemps, il n'y a pas eu de distinction d'espaces dans la logique de l'aménagement français. La législation était unitaire par principe. Cette loi traduit donc un changement important, accompagnée d'un dispositif institutionnel conséquent : Conseil National de la Montagne, Comités de massif, Schémas de massif.
